Des prisonniers politiques kanak dénoncent la justice coloniale française

Des responsables indépendantistes kanak, arrêtés et incarcérés en métropole après les révoltes de mai et juin 2024 en Kanaky-Nouvelle-Calédonie, obtiennent un non-lieu général en juin 2025. Ces militants, présentés par l’exécutif français comme les commanditaires des violences, dénoncent une machination d'État et une justice coloniale aux ordres du pouvoir.
Une répression étatique ciblée
L’arrestation de ces militants, membres de la Cellule de coordination des actions de terrain, s’est accompagnée d’un déploiement policier massif et de leur transfert forcé dans l’Hexagone. Les juges d’instruction ont finalement démonté l’accusation, soulignant l’absence de charges et le rôle pacificateur de certains dirigeants lors des troubles, malgré les appels du parquet.
La contre-offensive des militants
Libérés après une longue détention provisoire, les militants ont riposté en déposant une plainte contre d’anciens ministres pour abus d’autorité et actes arbitraires. Cette démarche visait à contester les méthodes d’un gouvernement accusé d’avoir instrumentalisez la justice pour briser le mouvement indépendantiste.
L’impasse des institutions judiciaires
Cette plainte a rapidement été classée par la Cour de justice de la République, une juridiction critiquée pour son opacité et sa protection des élites politiques. Face à cette fermeture des voies de recours nationales, les défenseurs des droits du peuple kanak envisagent de saisir les instances européennes.
Les enjeux de la décolonisation
Au-delà de la bataille juridique, cette affaire met en lumière les tensions persistantes autour du statut de l’archipel et de la criminalisation des luttes autochtones. Les indépendantistes continuent de réclamer la vérité sur cette gestion de crise qu’ils qualifient de punitive et arbitraire.
Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après Survie.org.


