Clans et Tribus

Politique & justice Brésil

Des organisations indigènes exigent justice pour le massacre du Rio Abacaxis devant la CIDH

Des représentants de peuples autochtones et de communautés riveraines ont interpellé l’État brésilien le vingt-huit octobre deux mille vingt-six, lors d’une audience publique de la Commission interaméricaine des droits de l’homme siégeant au Panama. Les plaignants ont exigé des enquêtes impartiales et des réparations pour le massacre du rio Abacaxis dans l’Amazonas et la tuerie du peuple Chiquitano dans le Mato Grosso, survenus tous deux en deux mille vingt. Ces événements tragiques, marqués par des interventions policières violentes, continuent d’affecter lourdement les survivants et de plonger les familles dans la peur.

Une impunité institutionnelle persistante

Les intervenants ont dénoncé la lenteur et les dysfonctionnements de la justice, illustrés par la paralyse de quatre actions pénales au tribunal fédéral et par les changements répétés de délégués de la police fédérale au fil des années. Du côté du Mato Grosso, les organisations ont contesté la version officielle d’un affrontement armé concernant la mort de quatre Chiquitanos, pointant des indices d’exécution sommaire et l’absence de substances illicites sur les victimes. Les associations ont également souligné la précarité dans laquelle vivent les proches des victimes, privés d’assistance étatique adéquate et confrontés à des menaces continues.

Des structures répressives dénoncées

Les porte-parole indigènes ont qualifié ces drames de manifestations d’un racisme structurel et de conflits territoriaux endémiques liés à la pression sur les terres traditionnelles. Ils ont critiqué une force publique prompte à réprimer mais absente lorsqu’il s’agit de protéger les habitants contre les invasions illégales et la pêche clandestine. Les communautés réclament ainsi la mise en place de protocoles stricts encadrant l’usage de la force policière et garantissant la sécurité des défenseurs des droits humains.

Les requêtes formulées devant la commission

Au terme de cette session, les organisations requérantes ont sollicité de la juridiction internationale qu’elle formule des recommandations fermes à l’encontre du gouvernement brésilien. Les demandes incluent la révision des procédures opérationnelles des forces de l’ordre, l’utilisation de caméras corporelles et la création d’équipes spécialisées dans le dialogue interculturel. Les pliens espèrent que cette pression extérieure contraindra enfin les institutions nationales à juger les responsables de ces violences.

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Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après BNC Amazonas.

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