Des lycéens de Grande Prairie débrayent après un message niant les tombes de Kamloops

Au mois d’octobre, environ cent vingt élèves d’un établissement scolaire de Grande Prairie, dans l’Ouest canadien, ont déserté leurs cours pour manifester leur colère. Ils réagissaient ainsi aux propos de leur enseignante d’études sociales, qui avait remis en cause l’existence de tombes anonymes près de l’ancienne institution résidentielle de Kamloops.
Le mouvement de contestation est né d’une publication partagée par l’éducatrice le jour commémoratif national consacré à la vérité et à la réconciliation. Cette publication reprenait des thèses niant la réalité des sépultures d’enfants autochtones et qualifiant de fausse information le drame des pensionnats. Les jeunes participants ont arpenté un sentier avoisinant en brandissant des pancartes pour affirmer la véracité de ces découvertes tragiques et dénoncer le manque de probité de l’enseignement reçu.
Cette controverse met en lumière la persistance du négationnisme concernant le système des pensionnats pour autochtones au Canada. Pour les Premières Nations, la reconnaissance officielle et publique de ces violences historiques constitue un pilier fondamental de la justice mémorielle et de la guérison des communautés.
L'éclairage historique met en lumière la longue lutte des Premières Nations du Canada pour briser le silence institutionnel entourant les pensionnats scolaires, un système assimilationniste conçu pour détruire leur culture et leurs traditions.
Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après Edmonton Journal.


