Des leaders autochtones réclament des financements directs et du pouvoir à la COP17

Lors de la conférence des Nations unies sur la biodiversité (COP17) qui s’est ouverte mardi à Erevan, des leaders autochtones, des femmes et des jeunes ont exigé un accès direct aux financements pour la nature. Les intervenants réunis lors d’un événement parallèle ont également réclamé un pouvoir décisionnel renforcé afin de garantir que les engagements internationaux se traduisent concrètement sur le terrain.
Un accès direct aux financements
Fany Kuiru Castro, représentante de la Coordination des organisations indigènes du bassin de l’Amazone, a insisté sur la nécessité de valoriser le leadership et les savoirs traditionnels des femmes autochtones. Cette avocate d’origine uitoto a rappelé que la protection de la forêt amazonienne et des rivières demeure indissociable de la sécurité alimentaire et de la préservation de l’identité culturelle.
Des obstacles financiers persistants
Les participants ont dénoncé les difficultés rencontrées par les organisations locales et communautaires pour obtenir des soutiens financiers internationaux durables. Ils ont exigé des budgets stables et une participation active à la répartition des ressources ainsi qu'à l'évaluation des politiques environnementales.
Vers une réelle inclusion institutionnelle
Les débats ont également mis en avant la nécessité d’intégrer pleinement les jeunes et les femmes dans l'élaboration des stratégies nationales pour la biodiversité. Les intervenants ont rappelé que les objectifs mondiaux adoptés pour enrayer la perte de nature d’ici 2030 exigent des réformes institutionnelles et une transparence accrue dans l’attribution des fonds.
Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après The Business Standard.


