Des leaders autochtones d'Amazonie dénoncent des persécutions transfrontalières

Des responsables autochtones de la région amazonienne à cheval entre l’Équateur, la Colombie et le Pérou ont publiquement dénoncé, ce mardi, le manque total de protection des gouvernements face à des menaces graves. Réunis lors d’une conférence de presse, ils ont alerté sur les persécutions croissantes visant les défenseurs des droits de l’homme et de la nature dans leurs territoires.
Selon les chiffres communiqués par une organisation d’accompagnement, une grande partie des cas suivis présentent un danger critique pour la vie des habitants, obligeant certains d’entre eux à fuir provisoirement leur foyer. Les intervenants ont pointé la responsabilité directe des institutions étatiques, des forces de l’ordre et des tribunaux, accusés d’utiliser abusivement le système judiciaire et pénal pour criminaliser l’activisme environnemental. Ils ont également souligné la pression exercée par les industries extractives et les réseaux criminels cherchant à s’approprier les terres.
Face à cette situation alarmante, les représentants des peuples kichua et shuar, ainsi que d’autres communautés locales, en appellent à la solidarité internationale et demandent aux instances supranationales de faire pression sur les États. Les leaders autochtones réaffirment leur détermination à préserver la forêt amazonienne malgré les intimidations, les restrictions financières et le harcèlement judiciaire dont ils font l’objet.
Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après Infobae.


