La presse britannique s'alerte des menaces sur les terres amazoniennes et les peuples natifs

La presse britannique s’inquiète de la montée en puissance politique de personnalités conservatrices dans l’Amazonie brésilienne, relayant les vives inquiétudes des peuples autochtones et des écologistes. Dans un article paru récemment, le quotidien The Guardian met en lumière le fort soutien électoral accordé à Flávio Bolsonaro dans l’État de Roraima, notamment à Mucajaí, à l’approche du second tour de l’élection présidentielle face au président sortant.
Cette région a constitué l’une des principales portes d’entrée de la joaillerie et de l’extraction minière illicites au sein du territoire Yanomami durant la présidence de Jair Bolsonaro. Des électeurs locaux, confrontés à un ralentissement économique lié aux récentes opérations fédérales de répression de ces pratiques clandestines, voient dans la candidature actuelle une opportunité de relancer l’économie par la légalisation de l’exploitation minière sur les terres protégées.
Face à cette perspective, les représentants des communautés autochtones redoutent des conséquences dramatiques pour leur survie. Junior Hekurari, président de l’Association Urihi Yanomami, a ainsi alerté sur des pressions exercées par des mineurs illégaux réclamant la réouverture de pistes d’atterrissage clandestines, tout en soulignant le danger d’un affaiblissement durable des politiques de préservation territoriale.
Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après VEJA.


