Des employés universitaires māoris revendiquent salaires et sécurité d'emploi

Plus de huit mille employés d’universités et d’instituts polytechniques néo-zélandais ont mené, le même jour, une grève d’ampleur nationale pour exiger de meilleures conditions de travail, des revalorisations salariales et la fin de la précarité de l’emploi. Cette mobilisation inédite, coordonnée par le syndicat de l’enseignement supérieur, s’est déroulée l’après-midi pour peser sur les négociations en cours avec les employeurs et l’exécutif.
Une forte précarité pour le personnel māori
Au sein de l’Université d’Auckland, des enseignants et chercheurs autochtones ont souligné que le recours massif à des contrats temporaires nuit gravement à la construction de carrières durables. Plus de la moitié du personnel universitaire évolue sous ce statut précaire, ce qui freine l’engagement des jeunes talents et fragilise la transmission des savoirs traditionnels. Pour le personnel concerné, il est indispensable de sécuriser ces postes afin de garantir un environnement bienveillant et protecteur pour la communauté étudiante et les enseignants.
Des tensions autour des accords collectifs
Dans les instituts polytechniques, la mobilisation visait également à défendre l’accord collectif multisectoriel face aux volontés de certaines directions d’imposer des accords individualisés par établissement. Les grévistes estiment que cette stratégie vise à affaiblir leur force syndicale et leur capacité de négociation collective. Si les directions contestent toute absence de dialogue social et invoquent la nécessité d’une gestion financière autonome, les grévistes dénoncent quant à eux des pressions et un manque de considération pour leur investissement éducatif.
Un débat sur les responsabilités financières
Alors que l’opposition politique impute la crise budgétaire du secteur aux choix du gouvernement actuel, l’exécutif rejette la faute en rappelant que la gestion des ressources humaines relève de l’autonomie des établissements. Les ministères concernés affirment soutenir l’enseignement supérieur tout en soulignant la nécessité d’une rigueur budgétaire, tandis que les syndicats rappellent que la revalorisation des salaires et la pérennisation des emplois sont les seules conditions pour maintenir un enseignement de qualité pour les générations futures.
Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après Te Ao Māori News.

