Des communautés mapuches contestent une réglementation sur les semences

En octobre, des communautés mapuches et des organisations paysannes du sud du Chili ont saisi la Cour d’appel de Santiago pour contester un projet de réglementation du Service agricole et ganadero. Le recours vise à suspendre l’avancement de cette norme concernant la commercialisation des semences, jugée menaçante pour l'économie de subsistance et les pratiques ancestrales.
Une menace pour les traditions
Pour les plaignants, la semence dépasse le simple cadre commercial puisqu’elle constitue un bien bioculturel et spirituel indispensable à la cosmovision mapuche. Les exigences d’inscription, d'étiquetage et de traçabilité prévues par le texte sont dénoncées comme une entrave disproportionnée qui assimile injustement de petits producteurs à de grandes entreprises semières.
Des fondements juridiques bafoués
L’action en justice s’appuie sur la violation de garanties constitutionnelles fondamentales, telles que l'égalité devant la loi, la liberté de conscience et la liberté économique. Les requérants soulignent également le mépris des standards internationaux protégeant les droits des peuples autochtones, notamment l’obligation d’une consultation préalable et l’absence de prise en compte des spécificités du troc traditionnel.
Urgence de la protection
Face aux contradictions admises par l’institution publique et à l’insuffisance de simples promesses d’ajustement, les communautés demandent une ordonnance d’interdiction pour geler le processus. Cette mobilisation s’inscrit dans une volonté plus large de préserver la souveraineté alimentaire et la biodiversité face à des règles administratives inadaptées.
Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après Pressenza - International Press Agency et El Periodista.
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Autres sources : El Periodista

