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Environnement Inde · Arunachal Pradesh

Des communautés autochtones d'Arunachal Pradesh résistent aux méga-barrages

Des communautés autochtones de l’Arunachal Pradesh se mobilisent fortement contre le projet hydroélectrique du Haut-Siang, un méga-barrage de grande envergure envisagé dans la vallée. Les organisations locales redoutent la submersion de dizaines de villages, le déplacement massif de populations ainsi que la destruction de terres agricoles fertiles et de repères culturels essentiels. Face à cette contestation pacifique réclamant transparence et dialogue, l’exécutif régional a validé la création d’un comité de pilotage pour accélérer les études préliminaires.

Une contestation sévèrement réprimée

Pour imposer sa vision, le gouvernement a eu recours à des tactiques de division en ralliant des notables locaux tout en qualifiant les opposants de menaces pour la sécurité nationale. La présence accrue des forces de sécurité dans les trois districts concernés a exacerbé les rancoeurs, provoquant des heurts violents à Pasighat avec l’incendie de commissariats et de bâtiments officiels. Ces tensions rappellent les résistances observées par le passé face à d’autres chantiers hydroélectriques dans la région, tels que ceux de la Subansiri ou de la Dibang.

Les impacts écologiques redoutés

Les autorités présentent souvent ces infrastructures comme des réponses indispensables aux besoins énergétiques et géostratégiques face aux projets situés en amont. Cependant, les habitants rappellent les leçons douloureuses de réalisations antérieures, marquées par des inondations en aval et des désastres environnementaux répétés. L’opérateur public et l’État privilégient une logique productiviste et commerciale, nouant des partenariats multiples pour transformer le nord-est du pays en un carrefour majeur de production électrique.

La défense des terres ancestrales

Les populations locales rejettent l’argument sécuritaire et la promesse de retombées financières, estimant que leur survie culturelle et matérielle prime sur les ambitions industrielles. Leur mouvement dépasse la simple opposition à un ouvrage technique pour s’attaquer aux politiques étatiques imposées sans consentement préalable. Les critiques ciblent également l’insuffisance des mécanismes de régulation et l’absence d’une gestion globale et concertée des ressources en eau à l’échelle régionale.

Une exigence de transparence totale

Les collectifs autochtones demandent l’arrêt immédiat des procédures en cours et la réalisation d’évaluations d’impact rigoureuses et indépendantes. Les conclusions de ces expertises devront être rendues publiques afin que les habitants puissent réellement débattre de l’avenir de leurs territoires ancestraux. Sans garanties solides quant à la préservation de leur environnement et de leurs droits coutumiers, la confrontation entre les communautés et l’alliance des intérêts publics et privés risque de persister.

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Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après Countercurrents.

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