Des chercheurs intègrent les savoirs inuits pour affiner les modèles climatiques arctiques

Des chercheurs de l’Université de l’Alaska à Fairbanks ont collaboré avec des observateurs inuits de la côte nord de l’Alaska pour perfectionner les modèles climatiques et océaniques régionaux. Publiée dans la revue Nature Communications Earth and Environment, cette démarche associe la science moderne aux savoirs traditionnels pour combler les écarts constatés entre les prévisions informatiques et la réalité du terrain.
En comparant les données numériques aux observations locales, les scientifiques ont réalisé que les modèles prédisaient mal certains phénomènes, comme la formation tardive de la banquise ou les vagues de chaleur marine observées à Utqiaġvik en 2019. Pour y remédier, l’équipe a conçu un calendrier saisonnier croisé intégrant les témoignages communautaires, les activités de subsistance et les sorties de modélisation, transformant ainsi la méthode de recherche pour l’ancrer dans les besoins locaux.
Cette intégration des savoirs ancestraux permet non seulement d’affiner la précision des prévisions scientifiques face aux bouleversements environnementaux, mais elle garantit aussi une meilleure prise en compte des réalités des communautés arctiques. Pour les populations autochtones, l’enjeu est crucial car la fiabilité de ces outils influence directement la sécurité alimentaire, la gestion des ressources et la préservation de leurs modes de vie traditionnels.
Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après Delta Discovery.


