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Politique & justice Brésil · Amazonie

Des centaines d'indigènes se mobilisent à Altamira pour participer au scrutin

Des centaines d’autochtones de diverses ethnies, parmi lesquels des Xikrin, des Parakanã, des Arara, des Araweté et des Kayapó, ont entrepris de longs périples par voie terrestre et fluviale pour regagner Altamira, dans le Pará, afin de participer au second tour de l’élection présidentielle brésilienne. Malgré des obstacles logistiques majeurs et des incertitudes institutionnelles de dernière minute, ces électeurs se sont mobilisés en nombre pour exprimer leur suffrage, motivés par la défense de leurs territoires et la protection de la forêt amazonienne.

Des obstacles institutionnels et logistiques

Le déplacement de ces communautés a nécessité des heures, voire des jours de voyage à bord d’embarcations à moteur, de bus ou de voitures depuis leurs villages enclavés. Nombre d’entre eux n’avaient pas pu se déplacer lors du premier scrutin en raison d’un manque de carburant ou de moyens financiers. Cette fois, l’appui d’associations locales et un encadrement militaire ont permis d’acheminer une partie des électeurs vers les centres de vote urbains, bien que l’accès aux urnes soit resté complexe pour beaucoup.

La participation de ces populations a failli être compromise par des revirements judiciaires successifs concernant l’aide logistique fédérale. Bien qu’un tribunal ait ordonné la mise à disposition de transports et de vivres pour les électeurs des zones reculées, cette décision a été temporairement suspendue par la plus haute instance électorale avant d’être finalement rétablie à la veille du scrutin, provoquant confusion et difficultés d’organisation sur le terrain.

La protection territoriale en jeu

Les électeurs autochtones ont majoritairement motivé leur choix par la nécessité de faire barrage à l’extrême droite et de soutenir le candidat progressiste. Les communautés craignent une recrudescence des invasions illégales sur leurs terres, des coupes de bois sauvages et des incendies criminels si leurs droits constitutionnels ne sont plus garantis par l’exécutif fédéral. La préservation de la nature et l’avancement des procédures de démarcation demeurent leurs priorités absolues pour assurer leur survie physique et culturelle.

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Le texte et l’image s’adaptent au réseau choisi.

Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après Sumaúma.

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