Des autochtones de Tacuru dénoncent des menaces après la présidentielle

Des responsables de la communauté autochtone de Tacuru, dans l’État brésilien de Mato Grosso do Sul, ont dénoncé fin octobre des messages haineux et des menaces de mort proférés par des employés municipaux. Ces propos racistes, diffusés sur les réseaux sociaux au lendemain du second tour de l’élection présidentielle, suggéraient notamment de contaminer l’approvisionnement en eau des réserves locales.
Des excuses municipales jugées insuffisantes
Le maire de la commune a rapidement qualifié ces déclarations d’un simple malentendido attribué à l’euphorie électorale et à l’alcool, tout en demandant le pardon des habitants visés. Néanmoins, les autorités locales n’ont pas clarifié si des sanctions administratives ou des licenciements seraient prononcés à l’encontre des agents incriminés, qui sont soupçonnés d’appartenir à la fonction publique municipale.
Mobilisation des organisations indigènes
Face à la gravité de cette agression verbale, l’Articulation des Peuples Indigènes du Brasil a saisi formellement le Ministère Public Fédéral ainsi que la Police Fédérale pour exiger des investigations rigoureuses. De son côté, le ministère des Peuples Indigènes a confirmé avoir contacté les forces de l’ordre et ouvert des canaux de médiation pour protéger les populations Guarani et Kaiowá de la région.
Un climat de tensions politiques
Ces intimidations s’inscrivent dans un contexte de forte polarisation politique locale, les urnes ayant largement plébiscité le candidat progressiste dans la municipalité malgré un environnement électoral tendu. Les défenseurs des droits humains rappellent que les communautés autochtones du Mato Grosso do Sul font régulièrement face à des discours hostiles et à des pressions en période de scrutin.
Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après Facebook et Midiamax.
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Autres sources : Midiamax


