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Droits & territoires Inde · Andhra Pradesh

Des agriculteurs adivasis confrontés aux difficultés d'enregistrement de l'AgriStack

Dans l’État d’Andhra Pradesh, en Inde, de nombreux agriculteurs adivasis se heurtent à de graves difficultés d’enregistrement sur la plateforme numérique AgriStack, mise en place par le gouvernement central. Lancé pour faciliter l’accès aux aides et aux crédits agricoles, cet outil repose sur un registre numérique qui exige des titres de propriété officiels et actualisés. Les populations autochtones, pourtant protégées par la loi sur les droits forestiers, se retrouvent ainsi exclues des bases de données étatiques en raison de dysfonctionnements administratifs.

Des titres collectifs ignorés

Les titres de propriété forestière individuelle sont souvent attribués conjointement à un ménage ou répertorient plusieurs membres d’une même famille sur un seul document. Lors de la numérisation des registres, le système informatique n’attribue l’identifiant unique qu’à un seul nom, rendant invisibles les autres co-cultivateurs. Contrairement aux terres classiques où des parcelles similaires permettent des enregistrements multiples, les droits forestiers ne disposent d’aucun mécanisme équivalent, privant de nombreux foyers, et particulièrement les femmes, de leurs droits.

Un héritage non mis à jour

De nombreux titres forestiers conservent encore les noms d’ancêtres décédés depuis des années, les démarches de mise à jour s’avérant complexes et floues pour les services locaux. Cette absence de régularisation empêche les descendants de faire correspondre leur identité avec les bases de données numériques exigées pour l’enregistrement. De plus, les retards persistants dans le traitement de milliers de demandes de reconnaissance de terres aggravent la vulnérabilité des communautés locales face à ces nouvelles exigences technologiques.

Des obstacles techniques insurmontables

L’accès au registre agricole nécessite également des compétences numériques et des équipements adaptés que de nombreux paysans ne possèdent pas. Les identifiants numériques indispensables à la procédure figurent rarement sur les documents papier remis aux familles, obligeant ces dernières à dépendre d’intermédiaires. L’obligation de détenir un numéro de téléphone portable lié au système d’identification biométrique exclut définitivement les personnes ne disposant pas d’outils connectés ou de réseaux fiables.

Une menace pour l’avenir

Faute d’une prise en compte des spécificités coutumières et des retards administratifs, une part importante des agricuteurs adivasis risque de perdre l’accès aux subventions vitales et aux assurances récoltes. Les associations locales alertent sur le danger d’une généralisation rendant ces identifiants obligatoires, ce qui marginaliserait durablement les populations forestières. Les organisations rappellent la nécessité d’impliquer les instances villageoises traditionnelles pour corriger ces injustices numériques avant qu’elles ne se traduisent par une dépossession institutionnelle.

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Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après The India Forum.

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Astuce : essaie « têtes réduites », « Écosse » ou « Sand Creek ».