Chute du sentiment de sécurité culturelle chez les fonctionnaires autochtones du Queensland

Un sondage interne récemment révélé au Parlement australien indique qu’un nombre croissant d’employés aborigènes et insulaires du détroit de Torres ne se sentent plus en sécurité culturelle au sein du ministère des Affaires autochtones du Queensland. En l’espace d’une année, la proportion de fonctionnaires exprimant un avis positif à ce sujet a chuté de vingt-cinq points pour s’établir à quarante-deux pour cent, selon les données divulguées par l’opposition travailliste.
Cette baisse marquée survient alors que l’exécutif libéral-national fait l’objet de vives critiques concernant sa gestion des dossiers relatifs aux premiers peuples. Des responsables politiques de l’opposition et des personnalités juridiques dénoncent une volonté politique d’effacer les voix autochtones des structures publiques, en citant la suppression de dispositifs d’accompagnement, l’abandon de certaines enquêtes mémorielles et la réduction de financements accordés à des structures indépendantes.
Du côté du gouvernement, les autorités défendent leur bilan en mettant en avant des actions concrètes destinées à améliorer l’efficacité des services de terrain. Les enjeux pour les communautés concernées englobent la préservation de leur représentation institutionnelle et la défense de leurs droits face à des orientations politiques perçues comme un recul démocratique.
Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après The Guardian.


