Appel à protéger la biodiversité en respectant les droits des peuples autochtones

À l’approche de la dix-septième Conférence des parties à la Convention sur la diversité biologique prévue à Erevan, en Arménie, des craintes grandissent concernant d’éventuelles régressions des droits des peuples autochtones. Des coalitions alertent sur le risque que les négociations affaiblissent les protections juridiques obtenues de haute lutte et menacent la gouvernance territoriale des communautés locales.
La restauration par les Xukuru
Au Brésil, le peuple Xukuru do Ororubá illustre l’efficacité d’une gestion environnementale menée par les habitants eux-mêmes dans les hautes terres du Pernambouc. À travers un collectif d’agriculture sacrée, la communauté régénère environ trois cent soixante hectares de terres abîmées par la colonisation et la déforestation passées, permettant le retour de la faune et la复苏 de sources d’eau.
Menaces sur les accords
Malgré ces résultats probants, les gouvernements réunis pour évaluer le cadre mondial de la biodiversité risquent de fragiliser les principes de consentement préalable et d’amoindrir la reconnaissance des territoires traditionnels. Les défenseurs des droits soulignent que les politiques de conservation excluent trop souvent les populations locales au lieu de s’appuyer sur leurs savoirs ancestraux.
Financement et partage équitable
Les organisations appellent également à rendre pleinement opérationnel le fonds de partage des bénéfices liés aux données génétiques et à garantir un accès direct aux financements pour les communautés. Il est impératif de respecter la participation des peuples autochtones et des populations d’ascendance africaine pour assurer une protection durable de la biodiversité mondiale.
Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après Common Dreams.


