Clans et Tribus

Politique & justice Nouvelle-Zélande

Alerte sur la réinsertion et l'accès aux soins des Māoris sortant de prison

Une note politique publiée par des chercheurs de l’Université d’Otago alerte sur les difficultés majeures rencontrées par les Māoris sortant de prison en Nouvelle-Zélande. Révélé en novembre, ce travail souligne que les personnes libérées réintègrent la communauté sans logement ni accompagnement adéquat, s’exposant à un risque accru de récidive et de mortalité.

Une aide financière totalement obsolète

Les auteurs de l’étude, Paula Toko King et Gabrielle Baker, pointent l’insuffisance criante de l’aide financière unique allouée par le ministère du Développement social. Fixée à trois cent cinquante dollars depuis le début des années quatre-vingt-dix, cette somme est censée couvrir le loyer, la caution, l’alimentation et l’équipement de première urgence, alors que les coûts réels de la première semaine oscillent entre un millier et près de deux mille dollars dans les grands centres. À titre de comparaison, le coût hebdomadaire de l’incarcération s’élève à plus de trois mille huit cents dollars par détenu, ce qui signifie qu’une revalorisation de l’aide resterait financièrement avantageuse pour l’État.

Des risques sanitaires et un manque de suivi

Les données analysées montrent que le taux de mortalité des ex-détenus māoris dépasse de trois fois celui de la population générale, en particulier durant le premier mois suivant la libération. Environ un quart d’entre eux ne sont plus inscrits auprès d’un médecin généraliste un an après leur sortie, en raison de règles administratives suspendant leur inscription durant l’incarcération. De plus, les chercheurs regrettent que l’administration pénitentiaire ne collabore pas avec les prestataires de services de santé et d’emploi dirigés par des Māoris, pourtant jugés plus efficaces pour garantir une réinsertion durable.

Les impératifs d’une réforme structurelle

Face à une population carcérale massivement māorie et promise à une augmentation continue selon les projections officielles, les chercheurs demandent des changements urgents. Ils recommandent la mise en place d’un continuum de soins de santé culturellement sûrs entre l’intérieur et l’extérieur des établissements pénitentiaires, un meilleur soutien au logement et à l’emploi, ainsi que le renforcement des liens avec les familles et les communautés d’origine pour briser le cycle de l’emprisonnement.

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Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après Newsroom, RNZ Te Ao Māori, RNZ via MSN et Mirage News.

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Autres sources : RNZ Te Ao Māori · RNZ via MSN · Mirage News

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