Une Première Nation mène un nettoyage de filets fantômes dans les rivières de Colombie-Britannique

En septembre dernier, la Première Nation TLKemchEEN a mobilisé une quarantaine de bénévoles pour mener à bien sa vingtième campagne annuelle de nettoyage des rivières Fraser et Thompson, situées en Colombie-Britannique. Durant deux journées intenses, les participants ont bravé les rapides et le relief accidenté pour repêcher des équipements de pêche abandonnés et divers déchets plastiques. Cette initiative vise à contrer la prolifération des filets dits fantômes, qui représentent un piège mortel pour les populations de saumons et l’ensemble de la faune aquatique.
Un engagement communautaire essentiel
Au fil des ans, le volume de matériel repêché a considérablement diminué, passant de plus d’une centaine de filets lors de la première édition à une poignée cette année, ce qui témoigne d’une prise de conscience progressive des pêcheurs locaux. Les filets récupérés ne sont pas détruits mais offerts aux personnes dans le besoin au sein de la communauté, notamment aux aînés et aux familles monoparentales. Les organisateurs rappellent que la pêche constitue un droit collectif et non individuel, impliquant une responsabilité partagée envers la préservation des ressources.
Défendre le saumon face aux menaces
Pour les peuples Nlaka’pamux et St’at’imc, la survie du saumon est indissociable de l’identité culturelle et de la subsistance, le bassin versant étant le plus grand producteur de saumons du pays. Face au déclin alarmant des stocks halieutiques causé par les pressions environnementales, le nettoyage s’accompagne de prières traditionnelles et d’un travail de terrain. Les participants profitent en effet de leur présence sur l’eau pour cartographier les camps de pêche traditionnels et identifier les zones propices à la plantation d’arbres.
Préserver l’habitat et affirmer les droits
L’intégration de projets de reverdissement des berges permet de lutter contre le réchauffement des eaux, vital pour la survie des jeunes saumons tout en renforçant la stabilité des rives. Cette collecte de données géographiques et environnementales fournit également des preuves matérielles d’occupation ancestrale du territoire. Ces éléments sont jugés indispensables pour consolider les titres autochtones, réaffirmer la souveraineté territoriale et protéger durablement les écosystèmes contre toute exploitation non autorisée.
Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après Indiginews.


