Une pollution toxique menace les territoires des peuples Xikrin et Arara au Para

Une vaste pollution aquatique a été signalée fin octobre sur le rio Bacajá, dans l'État brésilien du Pará, touchant directement les territoires des peuples Xikrin et Arara ainsi que des habitants riverains. Une nappe verdâtre d’une trentaine de kilomètres menace l’approvisionnement en eau potable et provoque une mortalité massive de poissons à l’approche de la période de reproduction. Des analyses officielles ont attribué ce phénomène à une prolifération anormale de cyanobactéries, dont les concentrations dépassent largement les seuils réglementaires.
Les autorités sanitaires et les experts recommandent l’interdiction totale de tout contact avec l’eau contaminée, soulignant que les filtres traditionnels s’avèrent inefficaces contre ces toxines. Le ministère public fédéral a saisi les pouvoirs publics pour exiger des mesures d’urgence, tandis que les populations locales voient leurs activités quotidiennes et alimentaires profondément perturbées. L’entreprise Norte Energia a rejeté toute responsabilité liée à l’exploitation du barrage de Belo Monte, alors que les chercheurs incriminent la sécheresse sévère et examinent de potentielles pollutions d’origine humaine.
Cette crise environnementale fragilise des communautés déjà éprouvées par les transformations écologiques profondes de la région amazonienne. La dégradation de leur cadre de vie hypothèque leur sécurité alimentaire et leurs traditions de subsistance, exacerbant les tensions autour de la protection des écosystèmes fluviaux face aux pressions industrielles et climatiques.
Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après G1.
