Un document de 1721 atteste de la résistance autochtone dans la Chapada Diamantina

Un rapport rédigé en 1721 par l’explorateur Miguel Pereira da Costa met en lumière la résistance active des peuples autochtones et des communautés quilombolas face à l’avancée coloniale portugaise dans la Chapada Diamantina, au Brésil. Adressé au vice-roi de l’époque, ce document historique détaille les obstacles rencontrés par la Couronne dans le sertão de Bahia, combinant des difficultés géographiques à une opposition farouche des habitants originels.
Le manuscrit témoigne des affrontements et de la volonté des populations locales de préserver leurs territoires face aux ambitions de conquête de l’administration coloniale. Les termes employés dans le texte confirment la présence organisée de groupes autochtones et d’esclaves fugitifs regroupés dans des villages fortifiés, qui opposaient un frein constant aux projets expansionnistes portugais dans cette zone stratégique.
Cette découverte documentaire permet de réévaluer l’histoire de la région en soulignant que la colonisation a été considérablement retardée par la défense des terres menée par les communautés locales, bien avant la fameuse ruée vers les diamants du dix-neuvième siècle. Ce témoignage d’époque offre ainsi une perspective essentielle sur les luttes anciennes pour la souveraineté territoriale.
Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après Jornal da Chapada.


