Un artiste triqui dénonce la disparition de ses œuvres au Mexique

L’artiste et promoteur culturel triqui Joel Merino López a dénoncé la disparition de douze pièces constituant sa série artistique Tu’cuaj, exposées au départ dans un espace culturel de la ville de Querétaro, au Mexique. L’incertitude concernant le sort de ces œuvres dure depuis des années, suite à la fermeture et au démantèlement du lieu d’exposition durant la pandémie de covid-19. Les institutions concernées ont admis par écrit l’absence totale d’inventaire et de registres officiels au moment de vider les lieux.
Un patrimoine communautaire volatilisé
Les pièces disparues ne représentent pas seulement une création personnelle, mais constituent également la mémoire visuelle et l’identité du peuple triqui établi en migration dans la région. D’après les déclarations du créateur, le lieu d’exposition était géré conjointement par plusieurs niveaux de gouvernement et par l’Institut national des peuples indigènes. Lorsque le créateur a réclamé la restitution de sa collection, les instances publiques ont opposé des refus en invoquant des changements administratifs internes et l’absence initiale d’un contrat formel de prêt.
Une bataille juridique institutionnelle
Face à la dégradation des conditions de conservation constatée dès avant la fermeture, une procédure judiciaire a été enclenchée devant la justice locale pour élucider le sort des biens artistiques. Les réponses obtenues par le biais des mécanismes de transparence administrative ont confirmé que les organismes publics impliqués n’ont laissé aucune trace écrite ni procès-verbal de restitution. Malgré ces constats de carence administrative, l’ancien espace d’exposition a rouvert ultérieurement sous une autre appellation commerciale.
Exigences de réparation collective
Le peintre réclame désormais une réparation globale pour le préjudice causé à sa communauté ainsi qu’une reconnaissance officielle des torts de la part des autorités. Ses demandes incluent également la mise en place d’un espace culturel destiné spécifiquement aux membres de son peuple vivant hors de leur territoire d’origine. Il insiste en outre sur la nécessité d’établir des règles strictes de traçabilité et de protection pour le patrimoine culturel autochtendans les structures publiques.
Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après Pagina3.
