Un appel à intégrer le savoir des Arméniens déplacés d'Artsakh

Les autorités d’Artsakh ont alerté la conférence de la COP17 sur la biodiversité, à l’occasion d’un message transmis en fin d’année, concernant les lourdes répercussions écologiques et culturelles du déplacement forcé de leur population survenu en septembre deux mille vingt-trois. Environ cent vingt mille Arméniens ont en effet dû quitter leur territoire historique, provoquant une rupture brutale entre les communautés locales et leur environnement ancestral.
Ce déracinement met en péril la transmission des savoirs traditionnels liés à la gestion des ressources, qu’il s’agisse de l’agriculture, des systèmes d’irrigation ou de la protection des espaces naturels et des sites sacrés. Les représentants de la région rappellent que ces connaissances et pratiques séculaires constituent un ensemble biocultural unique, indispensable à la préservation de la biodiversité locale.
Face à cette situation, les autorités demandent l’intégration pleine et entière des savoirs des Arméniens déplacés dans les politiques de conservation internationales. Elles enjoignent les participants de la convention à garantir la participation de cette population aux programmes environnementaux, à lier la défense des écosystèmes aux droits humains et à soutenir leur droit au retour en toute sécurité.
Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après ArmInfo.