Revalorisation du rôle des femmes dans la cosmologie et le Popol Vuh maya

Un ouvrage récent, publié conjointement par l’UNAM et l’Université de Valencia, met en lumière la place centrale des figures féminines dans le Popol Vuh, texte fondateur de la civilisation maya. Les mayas theoricien Cristina Vidal et Miguel Rivera démontrent, à travers l’analyse de six scènes mythiques, que des personnages tels qu’Ixmucané et Ixquic jouent un rôle primordial et actif dans la genèse du monde, l’agriculture et les rituels.
L’étude révèle que le récit retrace également la perte progressive d’influence des femmes au fil du temps, passant d’un statut de premier plan et nommées individuellement à une relégation ultérieure. Des figures comme la grand-mère Ixmucané incarnent la création de la vie à travers la préparation de la masse de maïs, tandis que la jeune Ixquic symbolise la transgression et l’innovation agricole par l’invocation des forces de la nature. Ces analyses démontrent que, malgré leur effacement graduel dans la sphère publique ou narrative, leur intervention demeure décisive pour l’équilibre et le renouvellement du cosmos.
Ce travail de réhabilitation offre une perspective inédite sur l’histoire des genres au sein de la culture maya et résonne avec des enjeux contemporains tels que la transmission des savoirs et le rapport à la nature. En revisitant ce patrimoine textuel transmis oralement puis par écrit, les auteurs soulignent la profondeur intemporelle de cette cosmologie. L’ouvrage documente aussi l’histoire de la transmission du manuscrit et sa structure interne pour mieux appréhender la complexité de cette vision du monde ancienne.
Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après Excélsior.

