Le peuple saamaka cartographie son territoire pour protéger l'Amazonie

Fin septembre 2026, des membres de la communauté saamaka ont découvert des camps et des équipements lourds abandonnés par des bûcherons illégaux dans la forêt amazonienne du Suriname. Face à la multiplication des routes et des incursions minières ou forestières, ces habitants de la région du haut fleuve Suriname tentent de documenter la destruction de leurs terres.
Une cartographie pour prouver l’occupation
Les autorités traditionnelles de la communauté ont lancé une initiative de cartographie numérique et de surveillance par satellite, baptisée Apaki, afin de consigner les zones protégées de longue date selon leurs usages ancestraux. Les patrouilles de terrain et les analyses d’images permettent de repérer les déforestations clandestines dans les secteurs les plus reculés, offrant aux habitants des preuves matérielles pour appuyer leurs revendications territoriales.
Des droits territoriaux toujours bafoués
Cette démarche technologique vise à pousser le gouvernement à officialiser leur système traditionnel de gestion forestière et à appliquer une décision de justice internationale prononcée près de vingt ans plus tôt. Cette injonction exigeait de l'État surinamien qu’il délimite le territoire collectif des Saamaka et leur en concède le titre légal, une obligation toujours en suspens malgré les engagements récents du pays en matière climatique.
Menaces et pressions économiques locales
Les défenseurs de l’environnement font face à des risques croissants, à l’instar d’un responsable associatif contraint de modifier ses habitudes après avoir reçu des menaces de mort à la suite d’une contestation de concession minière. De plus, les activités extractives génèrent des revenus pour certains habitants, créant des divergences internes au sein de la population quant à l’exploitation des ressources.
Préserver la forêt pour l’avenir
Pour les défenseurs de ces espaces forestiers, les données collectées constituent un outil indispensable pour démontrer la réalité de leur protection séculaire contre les pressions extérieures. Les résidents espèrent ainsi pérenniser ces sanctuaires naturels pour les générations futures, subordonnant la sauvegarde de leur environnement à la reconnaissance formelle de leurs droits par les autorités nationales.
Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après WSLS.




