Le parquet de Pando exige des preuves de pollution minière aux autochtones

La fiscalie anticorruption du departement de Pando a ordonne a la Centrale Indigene des Peuples Originaires de l’Amazonie de Pando de fournir en vingt quatre heures des preuves scientifiques sur la pollution miniere. Cette exigence intervient dans le cadre d’une enquete penale sur l’exploitation aurifere illegale le long du fleuve Madre de Dios.
Une exigence judiciaire contestée
Le ministere public a reclame des analyses medicales sur la presence de metaux lourds dans l’organisme des habitants ainsi que l’identification des responsables communautaires ayant signe une resolution d’urgence. L’organisation autochtone a transmis les elements disponibles mais a vivement critique le fait de porter la charge de la preuve alors que les signalements d’operations extractives ilegales se multiplient depuis de longues annees sans reponse adaptee de l’etat.
Défense des droits collectifs
Les autorites coutumieres rappellent que la surveillance des activites extractives releve des competences regaliennes des institutions publiques et non des communautes victimes. La demande visant a obtenir les documents internes de deliberation suscite par ailleurs de vives inquietudes quant a une possible criminalisation des structures de gouvernance locale et de l’exercice des droits territoriaux.
Les enjeux en Amazonie bolivienne
Cette confrontation illustre les fortes tensions liees a l’expansion de l’orpaillage clandestin et a l’usage intensif du mercure dans les ecosystemes fluviaux amazoniens. Les populations locales demandent que les procedures judiciaires se concentrent sur la neutralisation des reseaux miniers illegaux plutot que sur la pression exercee contre les defenseurs de l’environnement.
Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après Visión 360.




