Le Guatemala présente ses excuses aux autorités autochtones criminalisées

Le 7 octobre dernier, le président guatémaltèque Bernardo Arévalo a présenté des excuses publiques au Palais national de la culture à destination de cinq autorités autochtones. Ces représentants des 48 Cantons de Totonicapán et de la municipalité indigène de Sololá avaient mené des mobilisations d’envergure fin 2023 pour faire respecter les résultats de l'élection présidentielle.
Ces figures traditionnelles avaient par la suite fait l’objet de poursuites judiciaires abusives, le parquet les accusant notamment de terrorisme et d’association illicite pour leur participation à ces mouvements de grève. Après plus d’un an de procédure, la justice a fini par abandonner l’ensemble des charges en septembre 2026 faute de preuves suffisantes, tout en suscitant des interrogations sur la nécessité de réparations financières et psychologiques pour les victimes et leurs proches.
Cette affaire met en lumière les tensions persistantes autour des droits constitutionnels et des engagements internationaux du pays en matière de protection des peuples autochtones. Si l’exécutif a reconnu le rôle crucial de ces institutions communautaires dans la défense de la démocratie, des garanties concrètes restent attendues pour permettre à ces populations de s’engager politiquement sans craindre de persécutions.
Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après Human Rights Research Center | HRRC.
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