Le gouvernement indien s'oppose à la participation des Nicobarais au dossier du projet de Great Nicobar

Les responsables du Conseil tribal de Little et Great Nicobar ont demandé à intervenir dans une procédure judiciaire en cours devant la Haute Cour de Calcutta pour contester l’affectation de terres forestières destinées au projet pharaonique de Great Nicobar. Le gouvernement indien et l’administration locale s’opposent fermement à cette démarche, invoquant un retard procédural et une volonté d'élargir le champ du litige initial.
Un consentement contesté
Le litige porte sur un certificat de droits forestiers validant la conversion de cent soixante-six kilomètres carrés de forêts ancestrales pour ce projet d’aménagement évalué à quatre-vingt-mille milliards de roupies. Les plaignants affirment que le document officiel mentionnant l’accord des assemblées locales est frauduleux, dans la mesure où les réunions se seraient tenues dans des zones non indigènes sans la participation des Nicobarais.
Le président du conseil, Barnabas Manju, conteste également la validité d’un document portant sa signature de non-opposition. Il soutient qu’il ignorait sa nomination au sein du comité décisionnel au moment de sa convocation et qu’il a par la suite révoqué formellement son accord, dénonçant une procédure menée à la hâte sans information préalable suffisante pour la communauté.
La lutte pour le retour
Déplacés de leurs territoires historiques à la suite du tsunami de deux mille quatre, les Nicobarais réclament de longue date le droit de regagner leurs terres ancestrales situées sur les côtes sud-est et ouest. Les zones de relocalisation actuelles s’avèrent trop exiguës pour subvenir à leurs besoins traditionnels en matière de pêche, de culture ou de vie communautaire.
Les arguments des autorités
De leur côté, les représentants de l'État soutiennent que le président du conseil ne peut pas revenir sur son paraphe apposé sur les documents officiels. Ils estiment que la requête des représentants autochtones arrive trop tardivement et risque de ralentir l’examen des dossiers déjà pendants devant la juridiction.
Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après TheWire.in et The Indian Express.
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Autres sources : The Indian Express




