Clans et Tribus

Environnement États-Unis · Montana

Le conseil tribal cheyenne du Nord interdit les centres de données

En octobre, le conseil tribal cheyenne du Nord a voté à l’unanimité l’interdiction des centres de données sur ses terres dans le Montana, suivant une décision similaire prise en août par les tribus de Fort Peck. Ces mesures visent à protéger les ressources en eau et à contrer l’implantation massive d’infrastructures technologiques et d’intelligence artificielle dans la région. Les projets en cours menacent en effet la vallée de la rivière Yellowstone, considérée comme le cœur du territoire ancestral des peuples autochtones locaux.

Des divisions face aux projets

Les communautés amérindiennes du Montana adoptent des positions divergentes face à l’attrait exercé par la région sur les développeurs en quête d’espaces, d’eau et d'électricité. Alors que les Cheyennes du Nord et les Fort Peck verrouillent leurs territoires contre ces installations, la nation Apsáalooke, ou tribu Crow, maintient une position ouverte aux propositions. Cette ouverture s’explique en partie par la recherche de nouvelles sources de revenus après la fin de l’exploitation de sa grande mine de charbon, un secteur économique crucial pour ses habitants.

Les risques environnementaux redoutés

Les projets d’envergure, à l’instar d’un immense campus technologique planifié près de Broadview, nécessitent des quantités colossales d'énergie et d’eau. Des modélisations de la qualité de l’air indiquent que la production de gaz fossile associée à ces installations pourrait générer d’importantes pollutions atmosphériques touchant directement plusieurs réserves voisines. Les défenseurs de l’environnement et les responsables communautaires s’inquiètent des conséquences irréversibles sur la santé publique et sur les écosystèmes.

La défense de la souveraineté

Face à l’afflux de projets technologiques, les tribus testent les limites juridiques de leur souveraineté territoriale. Si les interdictions votées s’appliquent pleinement à l’intérieur des réserves, leur portée juridique est plus incertaine pour les chantiers situés à l’extérieur mais susceptibles d’affecter les ressources partagées. Les défenseurs des droits autochtones rappellent également que l’absence de financement ou de permis fédéraux limite les obligations légales de consultation des nations amérindiennes par les autorités de l'État.

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Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après truthout.org.

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Astuce : essaie « têtes réduites », « Écosse » ou « Sand Creek ».