Greenpeace souligne l'attitude de la délégation indonésienne lors des discussions sur les droits des peuples autochtones à la COP 17 CBD

La dix-septième Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique s’est tenue à Erevan, en Arménie, rassemblant des délégations étatiques, des organisations non gouvernementales et des représentants de peuples autochtones pour négocier la mise en œuvre de l’article 8j. Durant cet événement, les modalités du nouvel organe subsidiaire permanent ont été adoptées, mais les discussions ont achoppé sur la garantie effective de la représentation des peuples autochtones et des communautés locales.
Des négociations tendues
Plusieurs organisations et délégations ont pointé duodénum les manœuvres de certains gouvernements durant les pourparlers. Greenpeace a notamment vivement critiqué l’attitude de la délégation indonésienne, accusée d’avoir semé la discorde et cherché à freiner l’officialisation d’une participation pleine et entière des communautés autochtones au sein du nouvel organe permanent. L’organisation environnementale estime que cette position reflète une réticence politique à reconnaître la contribution essentielle de ces populations dans la préservation des écosystèmes et de la biodiversité.
Inquiétudes arctiques
Du côté des régions polaires, le Parlement sâme de Finlande a exprimé de vives réserves quant au compromis adopté. Bien que les modalités générales aient été validées, l’absence d’un accord précis sur la structure représentative et sur la composition du groupe d’appui suscite des craintes quant au respect du droit à l’autodétermination. La présidente de l’institution sâme a regretté que les démocraties occidentales et l’Union européenne n’aient pas su garantir plus nettement la pérennité du système fondé sur les sept régions socioculturelles, indispensable pour que les peuples de l’Arctique désignent eux-mêmes leurs délégués en dehors des regroupements étatiques.
Enjeux juridiques
Les critiques formulées par la société civile et les instances autochtones rappellent également les difficultés persistantes sur le plan national, notamment en Indonésie où l’absence d’adoption d’un texte législatif cadre fragilise la protection des terres coutumières face aux projets de développement industriel. Les défenseurs des droits soulignent que la simple création de structures institutionnelles sans réelle influence décisionnelle ne suffit pas à atteindre les objectifs mondiaux de préservation fixés à l’horizon 2030. Sans un pouvoir d’intervention direct sur la gestion des territoires, les peuples gardiens de la nature continuent de subir des pressions croissantes sur leurs modes de vie.
Perspectives internationales
Face aux insuffisances constatées lors de cette session arménienne, les mouvements autochtones et leurs alliés appellent les États à revoir leur copie en vue des prochaines échéances de la convention. Il s’agit désormais d’exiger des gouvernements une plus grande transparence dans les négociations et un soutien indéfectible aux mécanismes garantissant l’autonomie politique des communautés. La reconnaissance pleine et entière des savoirs traditionnels demeure la condition sine qua non pour espérer enrayer efficacement la crise environnementale globale.
Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après NU Online et ePressi.
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Autres sources : ePressi


