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Politique & justice Brésil

Des militants s'inquiètent de l'avenir du ministère des Peuples indigènes au Brésil

Des responsables politiques et des personnalités autochtones brésiliennes redoutent une remise en cause des avancées obtenues ces dernières années si la droite accède au pouvoir lors de l'élection présidentielle. Le ministre des Peuples indigènes a ainsi mis en garde contre le risque de suppression de son portefeuille ministériel et d’annulation des récentes mesures de protection territoriale. Ces craintes s’expriment alors qu’une enquête conjointe révèle qu’une multitude de projets miniers ciblent les zones abritant des communautés autochtones isolées en Amazonie. ## Une menace politique directe sur les territoires

Le candidat arrivé en tête au premier scrutin a promis de ne plus homologuer de réserves et de confier le pouvoir de démarcation au Parlement, tout en critiquant les agences fédérales de régulation. Les défenseurs des droits humains estiment que cette orientation fragilise la Constitution de mil neuf cent quatre-vingt-huit et menace l’existence même des institutions dédiées aux populations originaires. Les acteurs de terrain rappellent que la période récente avait pourtant permis la régularisation de nombreux hectares, l'éviction d’orpailleurs illégaux et la signature d’accords de réparation historique.

La pression accrue des minerais critiques

En parallèle de ces incertitudes politiques, des milliers de requêtes de prospection minière menacent directement les peuples isolés de la région amazonienne. Une analyse approfondie démontre qu’une écrasante majorité des groupes sans contact se trouve cernée par des projets visant des ressources indispensables à l’industrie technologique et à la transition énergétique. Ces demandes émanent tant de multinationales que de petites structures, faisant craindre aux observateurs une recrudescence des activités illégales et une aggravation de la vulnérabilité sanitaire de ces populations.

Des exigences économiques face à la survie

Les experts soulignent que ces projets bénéficient souvent de nouveaux soutiens institutionnels et financiers publics au nom de la transition verte, sans considération suffisante pour les répercussions locales. Les organisations de protection des droits rappellent que la distance réglementaire établie pour protéger ces communautés est régulièrement mise à mal par l’avancée des fronts extractifs. Face à cette situation, les autorités traditionnelles et les chercheurs alertent sur le risque imminent d’une crise humanitaire majeure dans ces zones reculées de la forêt tropicale.

Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après Mongabay Brasil et Repórter Brasil.

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Autres sources : Repórter Brasil

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