Des militants appellent à soutenir la résistance des Adivasis contre l'exploitation minière en Odisha

Plusieurs formations politiques de l opposition en Inde se sont unies pour organiser une vaste grève générale le 8 octobre dans l État d Odisha, afin de contester les projets miniers et l exploitation des ressources naturelles. Cette mobilisation fait écho à une longue histoire de résistance populaire face aux acquisitions foncières coercitives menées par les différents gouvernements successifs. Les manifestants ont notamment exigé l abrogation des amendements législatifs récents concernant la réglementation minière, redoutant une perte de souveraineté et de revenus pour l État au profit des intérêts industriels.
Au cœur de ces tensions, les collines de Sijimali, situées entre les districts de Rayagada et de Kalahandi, subissent de graves atteintes environnementales et humaines. Des arbres sacrés, indispensables à la vie culturelle et spirituelle des communautés locales, ont été abattus illégalement. Les habitants dénoncent la présence policière accrue dans les villages comme Kantamal et Talaampadar, qui asphyxie leur liberté de mouvement et fragilise leurs moyens de subsistance.
Les populations locales, et particulièrement les Adivasis, subissent une répression judiciaire et physique sévère en raison de leur opposition au projet de mine de bauxite de la société Vedanta Limited. De nombreuses arrestations arbitraires ont touché les villageois, y compris des femmes et des autorités coutumières, paralysant l économie locale et contraignant certains habitants à l exil migratoire pour survivre.
Face à ces pressions, les communautés locales s organisent en assemblées villageoises pour faire valoir leurs droits garantis par la législation fédérale. Elles ont ainsi constitué des comités de gestion des forêts afin de contester l accaparement de leurs terres ancestrales et de rejeter les faux consentements fabriqués par les autorités et les promoteurs industriels.
La situation est aggravée par l occupation illégale de la maison communautaire de Kantamal par les forces de l ordre, en violation directe des dispositions constitutionnelles protégeant les zones tribales et l autonomie des peuples autochtones. Malgré les intimidations, les arrestations ciblées et les tentatives de division orchestrées par les autorités, les habitants réaffirment leur attachement indéfectible à leur terre nourricière.
Les militants et les habitants rappellent que la survie des peuples autochtones est indissociable de la protection des écosystèmes forestiers et des ressources en eau. La résistance s'organise collectivement pour contrer la collusion entre l administration et les intérêts corporatifs, dans l attente d une prise de conscience globale sur la sauvegarde de leur patrimoine culturel et naturel.
Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après TheWire.in.




