Des étudiants en archéologie s'associent aux propriétaires traditionnels pour préserver le patrimoine

Fin septembre, des étudiants en archéologie de l’Université de Sydney et des propriétaires traditionnels se sont associés pour mener des recherches de terrain près de Lue, dans le centre de la Nouvelle-Galles du Sud. Cette collaboration inédite a permis d'étudier de l’art rupestre et des rainures de meulage, tout en découvrant de nouveaux sites d’artefacts aborigènes aux côtés des communautés locales.
Une collaboration inédite sur le terrain
Organisée notamment par l’archéologue gamilaraay Wayne Brennan et des chercheurs universitaires, cette initiative visait à placer les peuples autochtones au cœur des décisions scientifiques. Les onze étudiants présents ont ainsi travaillé d'égal à égal avec les gardiens de la terre, rompant avec les méthodes académiques traditionnelles australiennes qui ont longtemps marginalisé les premiers concernés.
Les enjeux de la protection patrimoniale
Cette démarche participative répond aux critiques formulées par les experts sur les destructions passées de sites ancestraux par des entreprises minières ou énergétiques, souvent favorisées par des consultations jugées insuffisantes. En formant les futurs professionnels à l'éthique et au respect des savoirs autochtones, le projet cherche à réparer des décennies de pratiques coloniales destructrices.
Vers de nouvelles pratiques académiques
Les participants espèrent pérenniser ce partenariat pour approfondir les recherches dans cette vallée riche en vestiges culturels. En associant rigueur scientifique et lien intime au pays, cette initiative ambitionne de transformer durablement l’enseignement de l’archéologie en Australie.
Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après abc.net.au.


