Clans et Tribus

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Des communautés indigènes de cintalapa vivent dans la peur face à la présence armée du crime organisé

Plusieurs communautés tzotziles installées dans les zones rurales de Cintalapa, dans l'État du Chiapas, font face à un climat de terreur depuis qu’un groupe d’hommes armés a mené une incursion le 8 octobre dernier. Des centaines de familles paysannes ont vu leur quotidien bouleversé par la présence de ces individus en gilets tactiques, qui ont patrouillé dans les montagnes et pénétré dans les habitations pour intimider les habitants et réclamer des provisions. Face à cette menace, les résidents se retrouvent dans l’incapacité de vaquer à leurs occupations habituelles et vivent dans l’angoisse permanente.

Une insécurité généralisée

Les impacts de cette incursion se font lourdement ressentir sur l'économie locale et l'éducation des enfants, puisque les récoltes de café et de maïs sont laissées à l’abandon par crainte des agressions. Les écoles ont dû fermer leurs portes dans plusieurs localités et les déplacements vers les marchés pour acheter des produits de première nécessité ont été suspendus. De plus, la barrière linguistique propre aux populations tzotziles, originaires de municipalités comme San Juan Chamula ou Chenalhó, accentue leur isolement et complique leurs démarches auprès des institutions.

Un contexte régional violent

Ces communautés, établies dans la région depuis environ quatre décennies, se sentent particulièrement vulnérables face aux activités des groupes criminels qui gravitent dans les zones montagneuses partagées avec l'État d’Oaxaca. Bien que les forces de sécurité publique aient déployé des patrouilles pour rassurer la population, l’instabilité persiste en raison du retrait parfois rapide des effectifs policiers et de la persistance d’affrontements liés au crime organisé dans la zone.

Des répercussions psychologiques

Les témoignages recueillis auprès des habitants soulignent une détresse psychologique profonde et une perte totale de la quiétude qui caractérisait autrefois leur mode de vie rural. Les femmes et les enfants sont les plus exposés à cette anxiété, redoutant de se rendre seuls aux champs ou de vaquer aux tâches domestiques matinales. La peur a ainsi remplacé la liberté de mouvement dont disposaient traditionnellement ces ejidos paysans.

Une exigence de protection

Les habitants réclament des autorités une présence policière permanente et efficace pour nettoyer la région des éléments criminels qui les menacent. Sans un engagement étatique durable garantissant leur sécurité, ces populations autochtones craignent de ne plus jamais pouvoir retrouver une vie communautaire normale, ni de cultiver leurs terres sans risquer leur intégrité physique.

Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après Milenio.

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