Des chercheurs découvrent des traces d'une présence sâme en Norvège dès le Moyen Âge

Des chercheurs de l’Université norvégienne de science et technologie ont récemment mis en lumière des traces écrites médiévales attestant d’une présence sâme ancienne dans le centre de la Norvège. Cette découverte scientifique bouscule l’hypothèse académique traditionnelle selon laquelle ce peuple autochtone ne se serait installé dans la région qu'à partir du dix-huitième siècle.
Des sources écrites médiévales riches
En analysant des manuscrits norvégiens, islandais et des Orcades rédigés entre les douzième et quatorzième siècles, les historiens ont identifié de multiples références aux Sâmes au cœur même des récits mythologiques et généalogiques. Ces textes démontrent que les populations scandinaves de l'époque médiévale percevaient les Sâmes comme des acteurs importants et intégraient volontiers des alliances matrimoniales avec eux dans leurs récits d’ascendance.
Fierté généalogique et mythologie
Contrairement aux périodes plus récentes de l’histoire norvégienne où revendiquer une ascendance autochtone pouvait constituer un motif de honte, les familles nobles et les dynasties royales du Moyen Âge valorisaient au contraire ces liens. Les Sâmes étaient associés symboliquement aux géants des mythes nordiques et à la maîtrise de la magie, des attributs prestigieux qui conféraient autorité et légitimité aux dirigeants.
Figures légendaires et ancêtres royaux
Plusieurs figures marquantes des sagas nordiques illustrent cette imbrication culturelle et politique, à l’instar du roi Svåse de Dovre et de sa fille Snøfrid, qui aurait ensorcelé et épousé le premier roi de Norvège, Harald à la Belle Chevelure. D’autres personnages issus de manuscrits anciens, comme le roi Møttul lié à la reine Gunnhild, confirment la récurrence de ces motifs dans la construction des lignages.
Perspectives archéologiques futures
Les auteurs de cette étude entendent poursuivre leurs investigations historiques en étroite collaboration avec le musée sâme Saemien Sijte. Cette démarche croisée vise à combler les lacunes documentaires et à mieux relier les découvertes textuelles aux vestiges archéologiques locaux témoignant de l’occupation ancienne du territoire.
Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après Phys.org.




