Découverte des premiers art rupestre au pochoir en Afrique australe

Des chercheurs ont récemment identifié les tout premiers exemples connus d’art rupestre au pochoir en Afrique australe, situés dans l’abri de La Rochelle, dans la province de Mpumalanga en Afrique du Sud. Cette découverte inédite met en lumière deux petites silhouettes anthropomorphes d’environ neuf centimètres, entourées d’un halo de peinture projetée, qui avaient échappé à l’attention des spécialistes pendant des décennies.
Une technique artistique inédite
L’analyse des chercheurs David Pearce et Kiah Johnson révèle que ces représentations se distinguent totalement des autres peintures de la région, habituellement réalisées au pinceau ou avec les doigts sans recours à des pochoirs. Les auteurs de cette trouvaille supposent que des gabarits fabriqués spécifiquement, peut-être en cire d’abeille ou en argile, ont été utilisés pour projeter le pigment rouge, bien qu’aucune trace matérielle ne permette de l’affirmer avec certitude.
Un mystère culturel persistant
L’absence de traditions similaires dans la région et le manque de mentions ethnographiques compliquent l’interprétation de ces œuvres, dont la datation demeure incertaine. Les scientifiques soulignent que la confection de peintures revêtait autrefois une forte dimension rituelle pour les peuples chasseurs-cueilleurs de la région, mais les significations précises de ces pochoirs restent pour l’instant hors de portée.
L’impact de l’érosion
Le site lui-même possède une longue histoire d’occupation humaine et a même été aménagé au vingtième siècle pour des célébrations religieuses et historiques. Toutefois, la forte exposition aux intempéries et l’érosion ont endommagé de nombreuses peintures locales, ce qui laisse supposer que d’autres œuvres similaires ont pu disparaître avec le temps ou restent à découvrir dans les zones escarpées de la province.
La richesse patrimoniale
Cette trouvaille renforce la diversité et la complexité des traditions artistiques de l’Afrique australe, démontrant que des pans entiers du patrimoine rupestre restent à explorer. Même en l’absence de récits ou de témoins pour expliquer leur genèse, ces petites figures témoignent des croyances et du savoir-faire d’anciennes communautés locales.
Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après Archaeology Teahouse.


